28.06.2006

Triptyque de la fin.1

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LA SUITE...

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17.06.2006

Interdit de disjoncter

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08.06.2006

Quand Miss poivert dessine

 

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La suite...

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06.06.2006

Ocres

medium_ocre.jpg

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04.06.2006

Révélation

medium_Révélation.jpg

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30.05.2006

43 848 + ma soeurette + AbS + Copsréelledelavraievie = 43 851

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;) AbS et Copsréelled'AbS

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09.05.2006

Bonnet d'âne?

Il est là ce reflet dont je parle plus bas.medium_bonnet-d_ane.jpg
Bien miteux en vérité.

Le bonnet d’âne lui sied à merveille...

Je m’absente quelques temps

biz

 

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07.05.2006

Photomatemps

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1 et demi, 8, 23, 29, 34 et demi

33 années se superposent sur ce visage.
Mais le temps aplatit tous les calques.
Ne subsiste que ce reflet de hasard.

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Désert

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Parce que certains déserts brûlent plus que d'autres...

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05.05.2006

Une pensée pour celle...

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... à ma môman

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03.05.2006

Kilomêtre zéro

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Au Kilomêtre 0, on pause un pied et on y retourne.

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02.05.2006

Neuilly/Marne - Paris : récit de voyage

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01.05.2006

A Joinville-Le-Pont

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27.04.2006

Le ballon

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24.04.2006

Défense

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17.04.2006

Sur le mur

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16.04.2006

République

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13.04.2006

PIGEON VOLE

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Oiseau vole

Poisson vole

Montagne vole

Ciel, étoile, nuage volent

Rime vole

L’amour, l’amer volent

Plume et plomb volent

Blanc, noir, rouge volent

Saisons volent

Espoir vole

Rêve vole

 

Les pavés volent

 

 

 

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10.04.2006

Quel leurre est-il?

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Mosaïque céleste au bas d'une boutique, au pied de Montmartre

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03.04.2006

"Les gens d'en bas tombent rarement de haut" (28 mars 2006)

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Un reflet de hasard dans une cabine téléphonique.

Derrière, le bruit de la rue.

 

... Suite et fin de la série: ICI

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23.03.2006

Le cri

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10.03.2006

Pour que vive la rîme en "ouille"

Sous les herbes, ça se cajole,
Ça s'ébouriffe et se tripote,
Ça s'étripe et se désélytre,
s'entregrouille et s'entrefouille,
s'écrabouille et se barbouille,
se mouille et se dévérouille,
se dérouille et se farfouille,
s'épouille et se tripatouille.
Et du calme le pré
Est la classique image.

Eugène GUILLEVIC

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09.03.2006

Contre-jour, etc.

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Merci à la vie 

Merci à la vie qui m'a tant donné.
Elle m'a donné deux yeux et quand je les ouvre
Je distingue parfaitement le noir du blanc
Et là-haut dans le ciel, un fond étoilé
Et parmi les multitudes, l'homme que j'aime.
Merci à la vie qui m'a tant donné.
Elle m'a donné d'entendre, oreilles grandes ouvertes
Enregistrer nuit et jour grillons et canaris,
Marteaux, turbines, aboiements, orages,
Et la voix si tendre de mon bien-aimé.
Merci à la vie qui m'a tant donné.
Elle m'a donné la voix et des lettres
Avec lesquelles je pense les mots, et je dis
Mère, ami, frère, lumière qui éclaire
Le chemin de l'âme que j'aime.
Merci à la vie qui m'a tant donné.
Elle m'a donné de marcher de mes pieds fatigués
Et j'ai ainsi parcouru villes et marécages,
Plages et déserts, montagnes et plaines
Jusqu'à ta maison, ta rue, ta cour.
Merci à la vie qui m'a tant donné.
Elle m'a donné un coeur qui devient débordant
Quand je vois le fruit du cerveau humain ;
Quand je vois la distance qu'il y a entre le bien et le mal
Quand je vois le fond de tes yeux clairs.
Merci à la vie qui m'a tant donné.
Elle m'a donné le rire, elle m'a donné les pleurs.
Ainsi, je distingue le bonheur du désespoir
Ces deux éléments qui forment mon chant,
Et votre chant qui est le même chant,
Et le chant de tous, qui est encore mon chant.

 

Violeta Parra (Chili)

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06.03.2006

Message perso...

Quand ils sont venus chercher les communistes

Je n'ai rien dit

Je n'étais pas communiste

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes

Je n'ai rien dit

Je n'étais pas syndicaliste

Quand ils sont venus chercher les juifs

Je n'ai rien dit

Je n'étais pas juif

Quand ils sont venus chercher les catholiques

Je n'ai rien dit

Je n'étais pas catholique     

Puis ils sont venus me chercher

Et il ne restait plus personne

pour dire quelque chose. 

---------------------------------------------------

Als die Nazis die Kommunisten holten,
habe ich geschwiegen;
ich war ja kein Kommunist.

Als sie die Sozialdemokraten einsperrten,
habe ich geschwiegen;
ich war ja kein Sozialdemokrat.

Als sie die Gewerkschafter holten,
habe ich nicht protestiert;
ich war ja kein Gewerkschafter.

Als sie die Juden holten,
habe ich nicht protestiert;
ich war ja kein Jude.

Als sie mich holten,
gab es keinen mehr, der protestierte.

 

Martin Niemöller (1892 - 1984), pasteur protestant.

Poème écrit à Dachau (1942), attribué à...

 

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05.03.2006

Signes extérieurs

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28.02.2006

Clown

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27.02.2006

Non lieu

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26.02.2006

Le 3ème oeil

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20.02.2006

mONA tRip

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Mona à travers les âges une vitre.

;) à une dame qui lâche toujours les bons mots

10:55 Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note

15.02.2006

Dans une heure

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12.02.2006

Visage

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06.02.2006

Un texte de L.H. sur l'une de mes photos

Viens on va au bout du monde, on va au bout du quai. Pleurer oui, sur nos amours perdues, celles qui ont foutu le camp ou nous ont distanciés.
On traînait ici il y a 10 années. On avait 20, 21 puis 23 ans, ces âges que la mélancolie n’a pas encore harponnés. Pourtant qu’est-ce qu’on venait faire, si ce n’était déjà chercher à la dénicher, coincée entre les pavés et les rails, elle nous pendait au bout du nez.

 

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Viens on va refaire le monde, comme on l’a toujours fait, l’inconscience sur le large et les bras écartés. Je m’asseyais sur les p’tites bittes et des doigts tu comptais les citernes en face, touches imaginaires d’un clavier tout en démesure. La mer, pas regardante, nous renvoyait nos considérations alambiquées, il n’en fallait pas plus pour qu’on se sente ivres tandis que derrière, les grues à l’invariable géométrie laissaient pendre leurs câbles comme une sentence retenue que même le vent ne parvenait pas à détourner. Parfois les mouettes nous faisaient gueuler. La nuit les yeux quittaient l’horizontal. Les voix se chuchotaient. On maintenait leur fil aussi longtemps que possible, aussi longtemps qu’elle pouvait les contenir, leur faire écrin, nous rassurer.
Aujourd’hui tu ne passes plus par ici : " L’amour c’était pas c’qu’on croyait et tutti quanti, les gosses prendront la relève et tutti frutti…" Et ni toi ni moi n’avons cassé notre pipe.
Alors viens on va au bout du monde siffler « Sittin’on the dock of the bay » parce que les paroles le vent me les ôte de la bouche et que la guitare tu n’as jamais su la gratter. Et même si un monde s’est mine de rien instillé, nous éloignant pour de bon et me laissant seule sur le quai.

L. H.

 

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Pour Caillou

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18:02 Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note

St Matthieu a dit:

"VOUS AVEZ APPRIS QU’IL A ETE DIT : ŒIL POUR ŒIL, DENT POUR DENT.- ET MOI JE VOUS DIS DE NE POINT RESISTER AU MECHANT ; MAIS SI QUELQU’UN VOUS DONNE UN SOUFFLET SUR LA JOUE DROITE, PRÉSENTEZ-LUI ENCORE L’AUTRE.- SI QUELQU’UN VEUT VOUS FAIRE UNE QUERELLE POUR VOUS PRENDRE VOTRE ROBE, LAISSEZ-LUI ENCORE EMPORTER VOTRE MANTEAU. "

A Saint Matthieu, on a fait dire: CA

St Mat: pote ou "Adversaire"?

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04.02.2006

Chaîne musicale

Mixte entre la chaîne de Crooke, celle d'AbS et celle de Cécile

 La chanson qui rend nostalgique:

Une araignée sur le plancher se tricotait des bottes 

et :
Faire pipi sur l'gazon pour emmerder les coccinelles
Faire pipi sur l'gazon pour emmerder les papillons
Pipi gazon papillons coccinelles
Pipi gazon coccinelles papillons 

La chanson qui vous fait rire:
J'ai j'ai
J’ai quelque chose dans le cul
Quelque chose de pointu
Qui m'empêche de marcher 

La chanson qui vous donne la pêche :
A la pêche aux moules
de Nestor

« A la pêche aux moules
Les jeunes filles y vont pourtant »

La chanson que vous admettez aimer honteusement:
Il est né le divin enfant, etc.

La chanson que vous aimez chanter:
L’île aux enfants

La chanson qui correspond à mon état d'esprit du moment:
California de M. Farmer

Chanson pour la route ou la chanson de cow boy :
Le chiffon rouge
Paroles: Maurice Vidalin. Musique: Michel Fugain 1977

Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge
Une fleur couleur de sang
Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge
Lève-toi car il est temps

Allons droit devant vers la lumière
En levant le poing et en serrant les dents
Nous réveillerons la terre entière
Et demain, nos matins chanteront

Compagnon de colère, compagnon de combat
Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas
Tu vas pouvoir enfin le porter
Le chiffon rouge de la liberté
Car le monde sera ce que tu le feras
Plein d'amour de justice et de joie

Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge
Une fleur couleur de sang
Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge
Lève-toi car il est temps
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Tu crevais de faim dans ta misère
Tu vendais tes bras pour un morceau de pain
Mais ne crains plus rien, le jour se lève
Il fera bon vivre demain

Compagnon de colère, compagnon de combat
Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas
Tu vas pouvoir enfin le porter
Le chiffon rouge de la liberté
Car le monde sera ce que tu le feras
Plein d'amour de justice et de joie

Chanson pour déclencher une baston
Tout Boris Vian

Chanson la plus sex
Glory box de Portishead

Chanson pour chialer dans sa bibine
Les roses blanches de Berthe Sylva

Chanson politique
L'internationale
Paroles: Eugène Pottier. Musique: Pierre Degeyter   1871

Debout les damnés de la terre
Debout les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère
C'est l'éruption de la fin.
Du passé faisons table rase
Foule, esclaves, debout, debout
La monde va changer de base
Nous ne sommes rien, soyons tout!

C'est la lutte finale
Groupons nous, et demain
L'Internationale
Sera le genre humain.

Il n'est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu, ni César, ni tribun
Producteurs, sauvons nous nous-mêmes
Décrétons le salut commun
Pour que le voleur rende gorge
Pour tirer l'esprit du cachot
Soufflons nous même notre forge
Battons le fer quand il est chaud.

L'état comprime et la loi triche
L'impôt saigne le malheureux
Nul devoir ne s'impose au riche
Le droit du pauvre est un mot creux
C'est assez, languir en tutelle
L'égalité veut d'autres lois
Pas de droits sans devoirs dit-elle
Égaux, pas de devoirs sans droits!

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu'il a crée s'est fondu
En décrétant qu'on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.

Les rois nous soûlaient de fumées
Paix entre nous, guerre aux tyrans
Appliquons la grève aux armées
Crosse en l'air et rompons les rangs
S'ils s'obstinent ces cannibales
A faire de nous des héros
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs
La terre n'appartient qu'aux hommes
L'oisif ira loger ailleurs
Combien, de nos chairs se repaissent
Mais si les corbeaux, les vautours
Un de ces matins disparaissent
Le soleil brillera toujours.

Chanson de rage adolescente
Tout V. lagrange

 

Chanson de rage adulte

Chant des partisans
Paroles: Maurice Druon, Joseph Kessel. Musique: Anna Marly   1944

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau: dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rèves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh...

J'enchaîne toutes les Copsréelles...

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31.01.2006

KILL

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30.01.2006

Et moi je meurs ou M.F. à Bercy


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28.01.2006

La rencontre

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24.01.2006

The last

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19.01.2006

Masquée

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15.01.2006

Mascarade

 
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09.01.2006

Pigalle

Juste une porte vers L'envoutante. L'écoeurante. La cradingue. L'attirante. Pigalle

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05.01.2006

Sans suite 1

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Sans suite 2

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Sans suite 3

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31.12.2005

C’est Mesnager qui le dit.

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 Et si ce soir on lourdait les idées noires
si on s’offrait quelques heures de répit
si on décidait de faire la bringue
de  descendre dans la rue, d’embrasser de parfaits inconnus
si on faisait tourner la bouteille
si je t’invitais à danser
si on s’roulait la pelle du siècle
et si on faisait l’amour comme des bêtes
dans la rue, chez toi, chez moi, peu importe

Bon réveillon aux globos et à toutes les Copsréellesdenosvraiesvies

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30.12.2005

Sans titre

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28.12.2005

Vise la mire!

Suite à un mouvement de personnel (Arsouille s'est tirée chez Cécile), ce glob restera fermé jusqu'à la fin des vacances de Noël (et plus si affinités...).

 

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27.12.2005

Mon bledouille sous la neige

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26.12.2005

Un oeil

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19.12.2005

Noël

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... au balcon

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13.12.2005

Petit jeu marrant! :) ;) :o)

Le jeu consiste à trouver les mots qui manquent:

 

«Je n'ai pas dit

que ........... 

était dangereuse,

j'ai dit qu'elle

était inférieure à .........

Si on la poussait à l'extrême,

ce serait dangereux pour

 l'humanité»,

 

Special dédicace à toutes les conneries que j'ai pu lire et entendre aujourd'hui

 

solution

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Arsenbidibullentubée!

A chaque jour sa chaîne! C'est mieux que l'Almanach Vermot blogspirit!

Cette fois c'est la Lionne qu'invite:

"Et si on lançait une chaîne de bidibulles "natures"?! (Ah non, je suis sans doute la seule...)"

medium_arsenbidibullentubee.jpg
 
Les bidibulles sont des jouets pour les tout petits. Ils sont en forme d'oeuf et c'est ça qui fait toute leur particularité: vous avez beau les pousser aussi fort que vous le voulez, ils reviennnt toujours droit, tout ça grace à un systéme de contre poid qui empêche les bidibulle de se coucher sur le côté.

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11.12.2005

Des bouts d'Ars (hihiii!)

Bon juste pour faire plaisir à Madame Crooke (Mademoiselle?) qui demande:

"A vous donc, de faire votre portrait, le plus objectivement possible (...). Le portrait doit combiner caractères physiques et psychologiques. Pas d'autres règles".

Ars en vrac, ça ressemble à ça:

Nom: ARS

Prénoms: Ouille, Enic, Enal

Sexe: Oui, très!

Date de naissance: Mois: Fête de l'Huma; Année: mort de Jim Morrisson

Signe astral: Vierge

Age: An 1 ap. JC

Etudes: longues

Diplôme: Maîtresse

Profession: un truc intello inutile qui coûte cher au citoyen qu'en a marre de payer des impôts et qu'y a pas écrit j'suis un beauf sur mon front, hein!

Traits de caractère: tête en l'air, rêveuse, timide, écorchée et ours sur les bords, cynique y paraît, maniaque-bordélique, psychorigide, psychoflasque, (pas) drôle, anarcocoécolo révoltée ou avachie dans son plumard.

Signes particuliers: 1m59; un piercing au nez, un à l'estomac; a perdu sa vésicule (gaffe à pas marcher dessus, hein!); collectionne les photos d'Emmanuelles et de nounours.

Centres d'intérêt: le pif, les blagues carambar, le disco, la musique d'ascenseur, le hachis parmentier, les pmu, les bals musette, le polar, les queues de pie, Thalassa, la sieste, les RTT, quelques blog(euse)s, les grandes étendues (hihiii!), etc

Centres de désintérêt: l'avenir, le fric, le luxe, les arrivistes, les cultureux, le travail, les ragots, Mozarzébeethov, les choux de bruxelles, les moules du samedi soir, Flaubert, les poèmes de Villepint, les papes, etc

Livre de chevet: Le Kapital Les liaisons dangereuses.

 

Je refile cette chaîne à FLORENCE (!!!!!), à Yael'Z, à Nie, à Jove, à Sierra, à Loulou et à Sonia tiens!

 

 

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10.12.2005

Le 1er clown qui passe, j'le mords!

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21:10 Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note

08.12.2005

Pour répondre à la chaîne globosphéérique (comment ça c’est trop tard ?!!) : "20 révélations sur moi-même que j’aime" de Yael’Z, Ab6, Florence, etc, etc.

1. Ars s’aime pas.

2. Ars est une F-I-L-L-E ,

(j’dis ça parce que même dans l’virtuel, on m’prend pour un mec !) : 1m59 ; 80-80 (ça c’est de l’à-peu-près… en vrai j’sais pas comment on mesure)

PHOTO

3. Homo,

4. Coco (quand elle est d’bon poil, sinon elle vire au noir),

5. Athée,

6. Banlieusarde.

7. Ars en a marre de se sentir obligée de dire tout ça pour se présenter !

(C’est vrai quoi ! Est-ce qu’Edwige arrive ce blog en disant : « J’appelle Edwige ; 1m80 90-90 ; Je m’aime ; Je suis hétérosexuelle ; UMP (quand j’suis d’bon poil, sinon, j’suis plus extrémiste, hein !) ; ultra catho ; et j’habite dans le 16ème », Hummmmmmm ?????????!!!)

8. Ars voudrait retrouver ses cheveux courts,

9. ses 20 ans;

10. ne plus ressembler à un patchwork.

11. Ars déteste la censure

12. et plus encore l’autocensure,

13. qu’elle pratique pourtant avec un art certain!

14. Ars voudrait changer de métier (tailleur de pierres, charpentier, etc.) ou tomber en retraite.

15. Tous les amis d’Ars sont des gens de gauche;

16. Cela ne pourrait être autrement, car pour Ars, tout est politique.

17. Oui Ars a un côté psychorigide super chiant quand elle n’est pas d’une légèreté insupportable.

18. Bon Ars est totalement invivable faut avouer !

19. Ars aimerait mourir sur une barricade et être enterrée avec la soldate inconnue.

20. Ars veut un blog CA pour Noël:


 

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06.12.2005

Il est INTERDIT de ne pas flooder sur cette "note"!

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03.12.2005

BIDIBULLE III

«Le premier devoir d'une bibliothèque est de respecter le choix des familles. Que ces lieux de culture et d'éveil soient responsables et, surtout, respectons les transmissions intrafamiliales, à la fin !»

[ Edwige Antier ]

 

 

 

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02.12.2005

AB6 EN BIDIBULLE

Oui ben j'sais pas à quoi ça ressemble une rockeuse moi...

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Autoportrait en bidubulle

Nouveau jeu blogosphérique donc (Oh désespoir!): se représenter en bidibulle!

Bon bah voilà, hein?

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01.12.2005

Stupéfiants

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Le livre qui rend Queer les moins de 6 mois…

…où il est question d’un petit album d’Ophélie Texier : « Jean a deux mamans » (Ecole des loisirs, 2004)

Ce petit livre illustré serait passé presque inaperçu, s’il n’avait été rendu tristement célèbre par la trop célèbre Edwige Antier.

La pédiatre la plus réac de sa profession (la même qui commet best seller sur best seller, qui inonde les radios publiques d’émissions prônant la bonne éducation) s’est insurgée, dans un article du Figaro intitulé: « L’homoparentalité raconté aux tout-petits » (9.09.2005), devant l’audace de telles publications.

L’article relate l’émotion d’une maman bien comme il faut celle-là, dont la fille a ramené ce livre hautement pornographique à la maison.

Fait accablant : l'album lui aurait été prêté par une bibliothèque municipale !

Or, comme le déclare Edwige:

« Les idées marginales doivent être le choix des parents, en aucun cas celui d’une bibliothèque municipale ou d’une mairie*» 

* Notons au passage que madame Antier est également 1 ère adjointe au Maire du 8ème

Edwige considère donc l’homoparentalité « comme un fait marginal », qui véhiculent des « anti-valeurs ». ; et finit par cracher que :

« ce genre d’histoires peut nuire à la construction de l’enfant »

 

Un grand bras d'honneur merci à Edwige pour ces explications hautement éclairées, qui contribuent à nous redonner le goût du normatif, on en avait bien besoin…

Par pitié Edwige si tu me lis : changes de métier ! Et laisse les autres faire le leur, ils le font très bien je t’assure !

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30.11.2005

Note non éphémere...

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Réponse à l'Abeusix

14:00 Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note

Nostalgie...

C'est vrai ça! Il est où le bon vieux temps des colonies françaises?

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Hexagone

Ils s'embrassent au mois de Janvier,
car une nouvelle année commence,
mais depuis des éternités
l'a pas tell'ment changé la France.
Passent les jours et les semaines,
y a qu'le décor qui évolue,
la mentalité est la même :
tous des tocards, tous des faux culs.

Ils sont pas lourds, en février,
à se souvenir de Charonne,
des matraqueurs assermentés
qui fignolèrent leur besogne,
la France est un pays de flics,
à tous les coins d'rue y'en a 100,
pour faire règner l'ordre public
ils assassinent impunément.

Quand on exécute au mois d'mars,
de l'autr' côté des Pyrénées,
un arnachiste du Pays basque,
pour lui apprendre à s'révolter,
ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
de cette immonde mise à mort,
mais ils oublient qu'la guillotine
chez nous aussi fonctionne encore.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment,
et le roi des cons, sur son trône,
j'parierai pas qu'il est all'mand.

On leur a dit, au mois d'avril,
à la télé, dans les journaux,
de pas se découvrir d'un fil,
que l'printemps c'était pour bientôt,
les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m'font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai,
d'un sang qui coula rouge et noir,
d'une révolution manquée
qui faillit renverser l'Histoire,
j'me souviens surtout d'ces moutons,
effrayés par la Liberté,
s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité.

Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d'Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,
ils oublient qu'à l'abri des bombes,
les Francais criaient "Vive Pétain",
qu'ils étaient bien planqués à Londres,
qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas la gloire, en vérité,
et le roi des cons, sur son trône,
me dites pas qu'il est portugais.

Ils font la fête au mois d'juillet,
en souv'nir d'une révolution,
qui n'a jamais éliminé
la misère et l'exploitation,
ils s'abreuvent de bals populaires,
d'feux d'artifice et de flonflons,
ils pensent oublier dans la bière
qu'ils sont gourvernés comme des pions.

Au mois d'août c'est la liberté,
après une longue année d'usine,
ils crient : "Vive les congés payés",
ils oublient un peu la machine,
en Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et par leur unique présence,
abîmer tous les paysages.

Lorsqu'en septembre on assassine,
un peuple et une liberté,
au cœur de l'Amérique latine,
ils sont pas nombreux à gueuler,
un ambassadeur se ramène,
bras ouverts il est accueilli,
le fascisme c'est la gangrène
à Santiago comme à Paris.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j'en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l'étranger,
leur pinard et leur camenbert
c'est leur seule gloire à ces tarrés.

En Novembre, au salon d'l'auto,
ils vont admirer par milliers
l'dernier modèle de chez Peugeot,
qu'ils pourront jamais se payer,
la bagnole, la télé, l'tiercé,
c'est l'opium du peuple de France,
lui supprimer c'est le tuer,
c'est une drogue à accoutumance.

En décembre c'est l'apothéose,
la grande bouffe et les p'tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y a d'la joie dans les ghettos,
la Terre peut s'arrêter d'tourner,
ils rat'ront pas leur réveillon;
moi j'voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
on peut pas dire qu'ca soit bandant
si l'roi des cons perdait son trône,
y aurait 50 millions de prétendants.
(Renaud. 1980)

09:25 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

22.11.2005

Entre deux sardines...

medium_sardine.jpg

J'ai découvert hier soir le site de Laouenanig (gràce à la x)!

Cette fille photographie les ports (bretons) et les gens... Bah exactement comme j'aime qu'on photographie les gens et les ports bretons!

Autre qualité et pas des moindres: elle est sardinophile; voyez comme!!

Et les gens qui collectionnnent les boîtes de sardines ne peuvent qu'être bons!

18:10 Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note

18.11.2005

Cherchez plus!

medium_cherchez-plus.jpg
Plage du Havre

21:25 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

15.11.2005

A qui la faute?

En ces temps de liesse, d’opulence, de bonheur et de joies partagées, d’amour aussi,

……. La France à feu et à sang……….. f(r)acture sociale : débiteurs, créditeurs ? …………. Karcher ou extincteur ?............ intégration / désintégration………… (dés)information………….les français sont racistes ! oh ! depuis 3 jours seulement………
et caetera, et caetera

qu’il est bon de tout arrêter et de prendre le temps de relire quelques classiques !


A qui la faute ?

Tu viens d'incendier la bibliothèque ?

- Oui.
J'ai mis le feu là.

- Mais c'est un crime inouï !
Crime commis par toi contre toi-même, infâme !
Mais tu viens de tuer le rayon de ton âme !
C'est ton propre flambeau que tu viens de souffler !
Ce que ta rage impie et folle ose brûler,
C'est ton bien, ton trésor, ta dot, ton héritage
Le livre, hostile au maître, est à ton avantage.
Le livre a toujours pris fait et cause pour toi.
Une bibliothèque est un acte de foi
Des générations ténébreuses encore
Qui rendent dans la nuit témoignage à l'aurore.
Quoi! Dans ce vénérable amas des vérités,
Dans ces chefs-d'oeuvre pleins de foudre et de clartés,
Dans ce tombeau des temps devenu répertoire,
Dans les siècles, dans l'homme antique, dans l'histoire,
Dans le passé, leçon qu'épelle l'avenir,
Dans ce qui commença pour ne jamais finir,
Dans les poètes! quoi, dans ce gouffre des bibles,
Dans le divin monceau des Eschyles terribles,
Des Homères, des jobs, debout sur l'horizon,
Dans Molière, Voltaire et Kant, dans la raison,
Tu jettes, misérable, une torche enflammée !
De tout l'esprit humain tu fais de la fumée !
As-tu donc oublié que ton libérateur,
C'est le livre ? Le livre est là sur la hauteur;
Il luit; parce qu'il brille et qu'il les illumine,
Il détruit l'échafaud, la guerre, la famine
Il parle, plus d'esclave et plus de paria.
Ouvre un livre. Platon, Milton, Beccaria.
Lis ces prophètes, Dante, ou Shakespeare, ou Corneille
L'âme immense qu'ils ont en eux, en toi s'éveille ;
Ébloui, tu te sens le même homme qu'eux tous ;
Tu deviens en lisant grave, pensif et doux ;
Tu sens dans ton esprit tous ces grands hommes croître,
Ils t'enseignent ainsi que l'aube éclaire un cloître
À mesure qu'il plonge en ton coeur plus avant,
Leur chaud rayon t'apaise et te fait plus vivant ;
Ton âme interrogée est prête à leur répondre ;
Tu te reconnais bon, puis meilleur; tu sens fondre,
Comme la neige au feu, ton orgueil, tes fureurs,
Le mal, les préjugés, les rois, les empereurs !
Car la science en l'homme arrive la première.
Puis vient la liberté. Toute cette lumière,
C'est à toi comprends donc, et c'est toi qui l'éteins !
Les buts rêvés par toi sont par le livre atteints.
Le livre en ta pensée entre, il défait en elle
Les liens que l'erreur à la vérité mêle,
Car toute conscience est un noeud gordien.
Il est ton médecin, ton guide, ton gardien.
Ta haine, il la guérit ; ta démence, il te l'ôte.
Voilà ce que tu perds, hélas, et par ta faute !
Le livre est ta richesse à toi ! c'est le savoir,
Le droit, la vérité, la vertu, le devoir,
Le progrès, la raison dissipant tout délire.
Et tu détruis cela, toi !

- je ne sais pas lire.


Victor HUGO (L'année terrible)

17:54 Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note